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Presque Moi

Presque Moi

Gourmandises et billets d'humeur, à Londres ou ailleurs

Avoir 40 ans: le bilan au bout d'un mois

Pas de délabrement notable depuis le 18 mai, la vieillesse suit son cours.

Blague à part, depuis que j'ai lu Sorcières de Mona Chollet, je n'en rajoute plus (trop) sur la vieillesse, même pour plaisanter. Bien que je me tartine de sérums et crèmes hydratantes pour ralentir les effets de l'âge (genre...), j'ai réglé mon discours, notamment en présence des enfants. Je n'ai pas envie qu'ils voient le passage du temps comme un délabrement du féminin. Après tout, comme le dit mon fils des étoiles dans les yeux, j'ai la chance d'avoir des cheveux de toutes les couleurs: "marrons, gris, dorés, blancs". Reste que j'ai atteint un âge longtemps redouté, l'âge de certaines de mes managers, l'âge de femmes à qui je ne voulais pas ressembler. En pur produit de la société occidentale/de consommation/du jeunisme, le passage du temps sur les femmes, tellement plus embarrassant que sur les hommes, me fait encore peur. Impossible pour moi de prétendre que l'apparition des rides, des cheveux blancs, la moins bonne récupération physique ne m'affectent pas. J'aime par dessus tout qu'on me dise que je ne fais pas mon âge.

Lorsque mes amies et moi partageons notre expérience du temps, c'est toujours avec un léger étonnement que nous levons le voile sur les âges du féminin et les non-dits qui y sont attachés (vaste sujet). Avec un certain agacement pour ma part, nous capitulons souvent devant le cliché qui veut qu'à la quarantaine (parfois plus tôt, rarement avant 35), il est beaucoup plus facile d’être soi qu'à 25 ans. J'ai en effet l'habitude de parler de mes premières années de la vingtaine, mes années italiennes, comme d'un âge d'or. Ces années sont pour moi synonyme d'émerveillement, de découverte, de liberté, de d'arrivées au bureau encore grisée de la soirée de la veille... Le tout dans l'absence quasi totale de responsabilités. Années glorieuses donc, mais il est vrai que je gérais très mal mes défauts: l'impatience, le refus du compromis, l'insatisfaction, le manque de recul... (ceux qui me connaissent continueront la liste! <3) Moi qui ai longtemps été immature (c'est pour ça qu'on me dit que je fais jeune en réalité!), ce sont ces mêmes défauts qui m'ont finalement fait gagner du temps sur l'énigmatique "crise de la quarantaine", puisque cela fait quelques années déjà que j'ai tourné le dos à une carrière rémunératrice mais ennuyeuse. Ce virage a forcément entraîné son lot de remises en question et d'ajustements. La trentaine, c'est vrai que c'était sportif. J'ai donc entamé ma quarantaine prête pour "la vie adulte, partie 2". Est-ce que je me sens mieux maintenant qu'il y a 10 ou 15 ans? Réponse dans quelques jours :)

Teasing de la mort qui tue.

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vespcondove 18/06/2019 23:56

un barbecue a Condove a 25 ou 40 il n y a pas d age pour ouvrir un barbera et finir avec une grappa.
On en programme un tous ensemble et la vie continue. Bacci

Moi 21/06/2019 11:00

Ah ah ah! En tout cas ce sont des souvenirs impérissables :)))

Jules 18/06/2019 19:07

Il te manque la bande son pour aller avec ! https://www.youtube.com/watch?v=FecNlb-t9UM

Moi 21/06/2019 11:00

Sympa! Je ne connaissais pas :)