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Presque Moi

Presque Moi

Gourmandises et billets d'humeur, à Londres ou ailleurs

Survivre à l'inactivité (balade parisienne)

Ma propension à l'inaction et à la paresse est inversement proportionnelle à la quantité de choses que j'ai à faire. Cependant je suis également capable d'abattre un travail (domestique/académique/professionnel) considérable ce qui me permet de bien m'en sortir. Là ou c'est problématique, c'est lorsque je n'ai rien à faire, comme en ce moment par exemple.

Je suis à Paris sans enfants, et quasi sans mari. En théorie: le bonheur, la liberté totale. En pratique : je tourne en rond. Pour structurer ma journée, je commence le matin par écumer les sites de recrutement, à peaufiner mon CV, à postuler. C'est assez déprimant comme toute recherche d'emploi: remise en question, incompréhension, agacement contre le Brexit et autres circonstances auxquelles, toutefois, je ne peux rien. Au bout d'un moment c'en est trop mais me connaissant, j'ai prévu un déjeuner/café/balade avec un autre humain. Paris est déserte en août, néanmoins par chance, je partage des heures précieuses avec quelques copines.

Cela fait plusieurs années que je ne travaille plus de manière rémunérée, mais les périodes d'inactivité véritable ont été rares, courtes et assez mal vécues. Congés maternité puis parental: plutôt courts et pas vraiment le temps de déprimer entre 2 couches (et j'en ai profité pour suivre les cours du Louvre). Recherche d'emploi ou projet à Londres (avec là encore plusieurs missions bénévoles) : le pire car il semblait falloir tout reprendre à zéro, comprendre les règles, se refaire un réseau etc. Délai entre l'examen du BTS et le début du Master: tellement marre que j'en étais presque à quitter l'Angleterre histoire de m'occuper un peu. 

L'inactivité n'est pas mon truc, j'ai peur du vide. A l'heure ou la méditation et la contemplation inondent les colonnes des magazines et les réseaux sociaux... Du temps pour analyser mon existence, ces jours-ci, j'en ai à revendre. Telle une (philosophe) péripatéticienne, je déambule dans Paris et réfléchis à mille choses, off line. Par exemple à la beauté de Paris, dont je ne me lasse pas, et que j'apprécie d'autant mieux que je n'y vis plus. Éclaboussée par le soleil d’août, Paris irradie le jour, chatoie le soir. A chaque traversée de la Seine (sauf s'il pleut : j'ai envie de m'y jeter), le spectacle des façades m'éblouit. Quelle majesté. Je suis une fanatique de Paris Plage et des berges de Seine que je parcours d'Est en Ouest avant de m'aventurer à l’intérieur des rives. Paris en août est une aventure, ici aussi l'on n'est jamais sur de trouver à se sustenter!

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