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Presque Moi

Presque Moi

Gourmandises et billets d'humeur, à Londres ou ailleurs

Moi et les créatures humaines de moins de 1m20 aussi appelées enfants

Aussi loin que je me souvienne, je n'ai jamais été très intéressée par les enfants. Le problème c'est qu'il est parfois mal vu de ne pas s'extasier sur le divin enfant et que par conséquent je n'assume pas toujours mon point de vue. J'ai l'impression de ne pas être normale, pire, de ne pas avoir de cœur. 

Ado je n'ai jamais fait de baby-sitting et à part mon choubidou de petit frère, aucun gamin ne me faisait craquer. Il a du en souffrir le pauvre, je n'arrêtais pas de lui courir après, pas seulement pour l'embrasser, aussi pour lui faire le "rouleau compresseur" ou me "battre" avec lui. J'ai fait office de grand frère on va dire. A la naissance de ma dernière cousine j'avais 24 ans et toujours pas de fibre maternelle, au grand regret de l'homme avec qui je sortais à l'époque. Pour moi la chose restait totalement abstraite et j'étais bien trop contente de ma vie pour imaginer la bousculer. On s'est finalement séparés, puis un autre homme m'a déclaré vouloir des enfants avec moi ce qui a précipité mon départ. 
      
            
Depuis, quelques amies ont donné naissance, je suis très contente pour elles mais je ne me souhaite toujours pas la même chose. Pour être tout à fait sincère j'ai "peur" des enfants, surtout des bébés. C'est tout petit, mou, ça bouge de manière aléatoire, j'ai peur de les faire tomber à cause d'un geste maladroit. En plus ça ne parle pas donc pour dire "ça va" ou "ça ne va pas", ça crie. Enfin ça sent moyennement bon, et je me me lasse vite de leur interactivité limitée. Du coup le comportement de certains adultes avec les tout-petits m'horripile: sous prétexte qu'ils s'adressent à un nouveau-né ou un petit, ils mettent leur cerveau sur pause. Les areuh-areuh, mimiques ridicules et autres "tu veux ta tototte?", très peu pour moi.

Je ne me sens pas pour autant concernée par les discours du genre "vu l'état du monde, il vaut mieux ne pas procréer", non, mon appréhension envers la maternité dérive d'une forme d'égoïsme et de refus de l'engagement. Quoi de mieux pour bouleverser sa vie qu'avoir un enfant? Sauf que la mienne elle est très bien comme ça! Sorties et weekends de dernière minute, heures de travail sommeil supplémentaires, budget laverie & pressing minimums, sources d'inquiétude ou de conflit réduites, restos à go-go... Je ne suis pas prête à renoncer à cette liberté-là. Un minimum de contraintes et un maximum d'indépendance, voilà l'équation à laquelle je tiens.

On me répondra qu'avoir des enfants est un émerveillement de tous les jours, qu'on ne se lasse pas de les voir grandir, que leur bonheur compte plus que le sien etc. Je n'en doute pas, je dis juste que pour l'instant tout ça n'est pas pour moi. 
 

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