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Presque Moi

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Gourmandises et billets d'humeur, à Londres ou ailleurs

Première d'Orphée et Eurydice au Palais Garnier

Reprise de la saison lyrique hier avec la première d'Orphée et Eurydice de Glück (en langue allemande), chorégraphié par Pina Bausch au Palais Garnier. 

Comme à chaque représentation la foule se presse sur les marches du célèbre batiment construit par Charles Garnier de 1860 à 1875. Une bonne vingtaine de minutes avant le spectacle je retrouve Ayrton et attends son amie Axelle avec lui. Contrairement à eux j'ai déjà assisté à plusieurs spectacles au Palais Garnier, mais je suis toujours autant émerveillée par le faste de l'entrée, son imposant escalier et le célèbre plafond de Chagall. 

Ayrton et Axelle rejoignent le perchoir et moi la baignoire 13. Après un moment de confusion pour l'attribution des places et l'extinction des lustres, le rideau est levé. Je ne vois pas toute la scène, je suis un peu déçue voire énervée d'hériter d'une si mauvaise place alors que j'ai acheté mon abonnement le premier jour de vente. 

Les personnages principaux sont doublement interprêtés par une chanteuse et un danseur ou une danseuse, le chœur se tient lui dans la fosse d'orchestre derrière les musiciens. Aux premières notes de musique l'Orphée vu à
Stockholm me revient en mémoire. Cette fois-ci le style est complètement différent, pas de mise en scène déjantée ni parodie. 

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Orphée est chanté par la brune Maria Riccarda Wesseling, dont j'ai trouvé la voie un peu faible au début, mais la comparaison avec AS von Otter est difficile, et dansé par Yann Bridard, très expressif. Eurydice, interprêtée par la blonde Svetlana Doneva, est dansée par la délicate et puissante Marie-Agnès Gillot (vue en 2006 dans le célèbre Boléro de Ravel par Béjart). 

La chorégraphie aérienne de Pina Bausch magnifiée par la sobriété des décors et la légèreté des costumes donne naissance à des moments de bravoure, comme celui où l'amour annonce à Orphée qu'il peut retrouver Eurydice ou celui de leurs retrouvailles. Les danseurs semblent à peine toucher terre, leurs corps se frôlent tandis que la musique et les voix nous caressent comme une brise légère ou un soufle triste. Moi qui n'était pas fan de la version allemande je l'ai redécouverte avec plaisir. 

Pour vous chers lecteurs j'ai même bravé l'interdiction de faire des photos de cette jolie parenthèse.
           

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amelie 07/02/2008 10:22

tu sais que là je suis verte de jalousie !!

Moi 07/02/2008 18:04

C'est vrai que c'était très beau... Quand viens tu à Paris? ;)

claire 06/02/2008 11:05

la mise en scène avait l'air assez dépouillée......mais cet opéra est très beau,  j'aime bcp, jai eu la chance de la voir à l'opéra de tours il y a qq années et j'avais bcp aimé!!il faut vraiment que je m'arrange pour venir avec toi voir un spectacle à Garnier.... je ne connais pas cet opéra en vrai, je l'ai visitée à 2 reprises mais je n'y ai jamais vu de spectacles... ça craint!!biz'Claire

aYRTON 05/02/2008 17:58

Han ! De tte la soirée je n'ai vu qu'un seul flash ! C'était dc toi ??!! ;)

Moi 05/02/2008 18:01

Ah non!!! Moi j'ai pas mis le flash! A la fin par contre ils ont crépité.